Et si nos proches disparus ne partaient jamais vraiment ?
Et s’ils continuaient, de là où ils sont, à veiller sur nous, à nous aimer, à chercher parfois le moyen de nous le faire savoir ?
C’est ce que Dorothée a vécu dans la nuit du 3 au 4 novembre 2024. Une expérience qu’elle n’avait pas cherchée, qu’elle n’aurait jamais imaginée — et qui a bouleversé à jamais sa façon de voir la vie, la mort, et l’amour.
Ma mère était tout pour moi… jusqu’au jour où elle m’a tourné le dos
« Ma mère, Sophie, et moi avons partagé une relation fusionnelle de ma naissance à mes 12 ans. J’étais fille unique et j’admirais ma mère. Mon père n’était pas très paternel et a même développé une réelle jalousie à mon égard.
À l’adolescence, elle n’a pas apprécié mes velléités d’indépendance et est devenue distante et froide consacrant tout son temps et son énergie à son travail. J’en ai beaucoup souffert et ai fait une dépression entre 17 et 19 ans.
Devenue adulte, j’ai recherché sa présence, en particulier lorsque je suis devenue maman à mon tour. Mais, en vieillissant, elle a pris le parti de mon père contre moi et m’a rejetée de plus en plus.
Pendant les 3 dernières années de sa vie, je l’ai accompagnée dans son épreuve finale : La maladie d’Alzheimer. Comme elle n’avait plus de souvenirs, elle est redevenue la femme gentille et drôle que j’aimais tant et j’ai pu de nouveau lui témoigner ma tendresse et mon amour. Elle est décédée en 2016, à l’âge de 90 ans.
Cela faisait donc 8 ans qu’elle était partie lorsqu’elle est venue me faire un signe…
Les signes annonciateurs du contact
Le 2 novembre 2024, en regardant les chrysanthèmes jaunes que je venais d’acheter, je me suis adressé à ma mère en pensée et lui ai dit que cette année je ne pourrai pas les lui apporter sur sa tombe mais que je pensais bien à elle.
Le 3 novembre, j’accompagnais mon amie Corinne au salon des arts créatifs qui avait lieu sur le thème de la mort mexicaine. La décoration était très colorée et joyeuse, pas morbide du tout.
Cet après-midi-là, je fus surprise par les paroles de Corinne qui prononça des mots que seule ma mère connaissait… Un peu plus tard, alors que nous nous attablions pour boire un verre, Corinne me parla de son père avec lequel elle se sentait très reliée, malgré son décès.
Et là, je ressentis, la présence de ma mère et de son père au-dessus de nous. J’en ai parlé à Corinne qui ne sembla pas très étonnée…
La nuit du contact
La nuit suivante, je fus réveillée par un mouvement, un peu comme si on me secouait doucement l’épaule. Je me retournai à plat dos et je sentis nettement la présence de maman à environ un mètre au-dessus de moi. Elle était accompagnée par un monsieur que je ne connaissais pas mais j’ai su instantanément que c’était le père de mon amie Corinne. (J’appris plus tard qu’il se prénommait Gérard).
Je ne les voyais pas avec mes yeux, il faisait nuit noire. Je ne les entendais pas avec mes oreilles, ma chambre restait parfaitement silencieuse. Mais je ressentis très clairement leurs présences et j’ai pu communiquer avec eux par la pensée. Comme une sorte de télépathie.
Je compris que c’était Gérard qui avait emmené ma mère. Il lui avait montré le chemin pour rentrer en contact avec moi.
Ma mère m’a enveloppé d’un amour inconditionnel
Ma mère était là, rayonnante, plus aimante que jamais. Elle m’envoyait énormément d’amour. Je me suis sentie enveloppée par cet amour inconditionnel, infini, extraordinaire. J’en pleurais de joie.
J’attrapais à tâtons des mouchoirs en papier dans la boîte près de mon lit. Durant une heure trente environ, je m’essuyais le visage et je me mouchais de nombreuses fois, tellement je me sentais bouleversée par ce qui m’arrivait.
J’avais conscience que ma mère était décédée et que je parlais à une partie d’elle qui était toujours vivante. Je lui demandai si papa était avec elle. Et instantanément je vis mon père, un peu dans l’ombre, apparaître en retrait, derrière son épaule droite. Il me regarda sans dire un mot. Puis je demandai des nouvelles de Mémé, la mère de maman. Elle arriva derrière son épaule gauche, également en retrait, elle me sourit.
Nous étions tous baignés par cet amour incroyable qui me traversait et me bouleversait complètement.
Nos proches défunts veillent sur nous
Je n’osai pas allumer ma lampe de chevet de peur de faire cesser cet instant magique. J’ai demandé à ma mère si comme moi, tout le monde, avait des êtres bienveillants qui veillaient sur eux.
J’ai pensé à mon conjoint qui dormait dans la chambre contiguë. Et j’ai vu deux personnes au-dessus de son corps endormi : son père et sa mère. Ils semblaient veiller sur son sommeil. N’ayant jamais rencontrée les parents de mon compagnon, je ne les ai pas « reconnus » physiquement, mais je « savais » qu’il s’agissait bien d’eux.
Pendant ce temps passé en compagnie de ce que je nommerai plus tard l’âme de ma mère, je vivais une expérience d’amour si grande, si puissante que je ne pouvais pas m’arrêter de pleurer de joie.
Je dus m’endormir au bout d’une heure, une heure et demie.
Au matin, la preuve des mouchoirs
Lorsqu’au matin, je me suis réveillée, j’ai vu un petit tas de mouchoirs froissés, par terre, près de mon lit. Non, je n’avais pas rêvé. Tout cela s’était bien réellement passé.
J’étais abasourdie par une telle expérience. Je n’en revenais pas d’avoir vraiment vécu ces rencontres que j’étais bien obligée d’appeler spirituelles.
Je ne désirais pas garder, tout cela pour moi. J’en parlai à mon compagnon au petit déjeuner. Il m’écouta avec attention. Mais je compris très vite qu’il avait du mal à me croire.
Dans les jours et semaines qui suivirent, j’en ai parlé à trois amis qui eux ont été plus réceptifs. En me mettant à leur place, j’avoue que je ne sais toujours pas comment j’aurais réagi devant un tel récit.
Seule mon amie Corinne a cru en mon expérience instantanément. Depuis lors, notre amitié s’est renforcée et notre complicité est encore plus forte qu’avant.
Cette nuit a donné un nouveau sens à ma vie
Aujourd’hui, je perçois le sens de la vie d’une façon beaucoup plus claire et évidente. J’ai moins peur de la mort qui m’apparaît maintenant comme un passage d’un état à un autre et non plus comme la fin de la vie. Je sais que nous sommes ici-bas pour aimer et être aimé. Et cela donne chaque jour un nouveau sens à ma vie.
Suite à cette expérience, j’ai fait quelques recherches et j’ai découvert les « vécus subjectifs de contact avec un défunt » (VSCD). Cela m’a soulagée de savoir que je n’étais pas seule à avoir vécu une telle expérience.
Si mon témoignage peut permettre à certaines personnes d’éclairer leur chemin, j’en serai ravie. »
Une expérience bouleversante vécue par d’innombrables personnes
Et vous, avez-vous déjà ressenti, même fugacement, la présence d’un être cher disparu ? Un parfum inexpliqué, une pensée soudaine, un rêve trop réel pour en être un ?
Dorothée n’avait pas cru à tout cela avant cette nuit de novembre. Aujourd’hui, elle sait. Ni par conviction religieuse ni par besoin de se rassurer — mais parce qu’elle l’a vécu, pleinement, le visage baigné de larmes et les mains crispées sur ses mouchoirs dans le noir. La mort, dit-elle désormais, n’est pas une fin. C’est un passage. Et de l’autre côté, l’amour est toujours vivant. Il est même encore plus intense.
Les vécus subjectifs de contact avec un défunt — les VSCD — sont aujourd’hui documentés et étudiés sérieusement. Des milliers de personnes à travers le monde les ont vécus, souvent en silence, de peur de ne pas être crues. Si vous avez vous-même vécu une telle expérience, vous n’êtes pas seul(e).
Vous avez, vous aussi, vécu un VSCD ? Contactez-moi, je serai heureux de vous lire et, si vous le souhaitez, de publier votre témoignage.
Pour approfondir, vous pouvez également lire sur mon site « la vie et après », l’article quand nos défunts nous parlent et celui sur la communication après la mort

