Spiritualité et sexualité : oui, c’est compatible (et non, ton aura ne va pas fondre au soleil)

Parlons d’un sujet un peu tabou dans certains cercles spirituels : la sexualité.

Oui, ce truc parfois maladroit, parfois magique, souvent intense, qui fait battre le cœur, papillonner le ventre (ou provoquer un chaos hormonal), et te pousser à envoyer un “Tu dors ?” à 2 h 17 du matin.

Mais revenons au cœur du sujet : la sexualité n’empêche pas d’être spirituel. Elle fait partie du kit complet d’un être humain incarné.

Non, tu n’abîmes pas ton aura en faisant l’amour

Et pourtant, une vieille croyance circule encore : pour être “vraiment” spirituel, il faudrait renoncer au corps, au plaisir, au désir. Méditer jusqu’à oublier la chair, se nourrir de lumière et devenir un moine sous vide émotionnel.

Sauf que l’univers n’est pas pudique : il a créé la matière, les corps, le désir, le plaisir. Tu crois vraiment que s’il était hostile à la sexualité, il aurait équipé les femmes d’un clitoris — seul organe humain dédié uniquement au plaisir ? Ce n’est pas un bug cosmique, c’est intentionnel.

Le désir n’est pas l’ennemi de l’âme

Et si l’énergie du désir — celle d’un frisson, d’un regard ou d’une caresse — était la même énergie créatrice qui a impulsé le big bang ? Un élan d’Amour qui traverse tout.

Cette force de vie est en toi. Parfois, elle s’exprime dans l’union des corps et des esprits, dans le plaisir partagé, dans l’abandon à l’autre — et c’est parfaitement ok.

Le plaisir n’est pas l’ennemi de l’âme. Ce qui nous alourdit, ce n’est pas l’acte, mais l’oubli : l’oubli de qui l’on est, de la sacralité de l’instant, de la Présence.

Quand la sexualité devient une prière incarnée

Quand la sexualité devient une fuite, elle épuise. Quand elle devient un partage conscient, elle élève. Vécue avec respect, amour et consentement, elle peut être une prière incarnée. Un langage d’âme à âme : un “je te vois, je t’accueille, je t’aime” silencieux mais puissant.

Et non, ce n’est pas réservé aux histoires hollywoodiennes (où les gens se réveillent parfaitement coiffés — on ne sait toujours pas comment). Même dans la vraie vie, avec les silences maladroits, les chaussettes qui traînent, les rires et les imperfections, le sacré peut passer.

Tu n’abîmes pas ton aura en faisant l’amour ; tu l’agrandis quand tu restes conscience ouverte, cœur vivant et gratitude au bout des doigts.

Tu peux lire un texte sacré le matin, faire l’amour l’après-midi, méditer le soir. L’ordre n’a aucune importance : la sexualité peut prolonger la spiritualité et en incarner la vibration d’amour la plus concrète.

Le sacré n’a pas peur des chaussettes qui traînent

Pourquoi exiler la sexualité dans une autre chambre que la spiritualité ? Comme si le corps était seulement un mal nécessaire.

Soyons sérieux : si le divin voulait des êtres asexués, il n’aurait pas autant peaufiné le regard, le toucher, la peau et tout le catalogue sensoriel.

Peu importe que tu sois hétéro, homo, bi, pan ou “c’est compliqué” — le ciel ne demande pas de formulaire administratif. D’ailleurs, les personnes qui ont vécu une revue de vie lors d’une expérience de mort imminente — y compris celles avec une vie sexuelle très active, voire carrément dispersée — racontent toutes que ce n’était tout simplement pas un sujet : personne ne leur a fait la morale sur leurs galipettes terrestres.

Ce qui compte, c’est l’amour, le respect et ne pas traiter l’autre comme un objet (même si, comme chez IKEA, ça demande parfois un manuel d’explications).

Quand désir rime avec respect, consentement et tendresse, on n’est pas loin du sacré — sans encens, mais avec feux d’artifice invisibles.

Consentement, respect, tendresse : la vraie alchimie

En bref : faire l’amour peut être une liturgie improvisée. Pas besoin de latin, mais beaucoup de gratitude.

Le divin ne se cache pas sous les draps : il les signe.