Aimer son ombre : les EMI et le message de l’amour inconditionnel

Les expériences de mort imminente ont un don pour nous retourner le cerveau (gentiment) : elles nous racontent que même notre ombre est aimée. Nous ne sommes pas seulement « aimés quand on fait bien ». Nous sommes aimés à 100%, version illimitée, y compris avec nos maladresses, nos casseroles, nos zones d’ombre et nos vieux dossiers qu’on préférerait garder dans la cave.

Un amour sans code promo, sans condition, sans jugement

Lors d’une de mes expériences spirituelles les plus fortes, j’ai ressenti cet amour pur. Une Présence m’a entouré, rempli, aimé… sans rien demander en échange, sans faire la moindre grimace désapprobatrice. C’était du 100% amour, de l’huile essentielle d’amour. Notre mental, habitué à juger tout ce qui bouge, n’y comprend rien, mais c’est pourtant bien réel.

Réconcilier son ombre pour mieux accueillir les autres

Quand on rejette une part de soi, même minuscule, on finit souvent par rejeter la même chose chez les autres. Exemple typique : ma guerre personnelle contre l’égoïsme chez autrui cachait… mon incapacité à assumer mes propres élans égoïstes. Oui, la projection, ce sport olympique.

Kenneth Ring, grand spécialiste des EMI, résume ça très bien : « Les Emistes nous apprennent à revenir à l’amour. Cet amour nous libère de la prison des jugements, envers nous-mêmes comme envers les autres. »

La guérison intérieure, pas optionnelle

On a besoin de cette guérison-là comme on a besoin d’air (ou de chocolat, selon les jours). On passe notre vie à croire que l’amour dépend de ce qu’on montre. Les EMI et les traditions spirituelles rappellent l’inverse : on est, à la base, des êtres de lumière et d’amour. Nos comportements blessants viennent toujours de la peur, de la souffrance ou de l’inconscience. Rien de tout ça ne touche notre essence.

Thomas Merton disait : « Dire que je suis fait à l’image de Dieu, c’est dire que l’amour est ma véritable identité. »

Aimer, c’est rendre la vie plus belle

Marshall Rosenberg, papa de la communication non violente, rappelait qu’au fond, notre besoin fondamental c’est simplement de rendre la vie plus belle — depuis l’énergie divine qui circule en nous.

Quand on se reconnecte à cette énergie, c’est nous qu’on transforme d’abord… puis le monde autour.

Aimer inconditionnellement, même quand on pense que “là ça ne passe pas”

La sexualité est un terrain qui suscite souvent le jugement et où beaucoup souffrent – particulièrement celles et ceux qui sont homosexuels. Or, plusieurs Emistes homosexuels témoignent que lors de leur revue de vie, ce sujet n’a même pas été mentionné. Zéro reproche, zéro jugement, zéro drapeau rouge. Juste… rien. Sauf si eux-mêmes en parlaient.

Le témoignage d’une femme du Sud des États-Unis, élevée dans une religion ultra-rigoriste, est éloquent. On lui avait martelé que Dieu déteste les homosexuels. Elle raconte son EMI : « Je me demandais comment je pouvais être avec Dieu. Alors j’ai demandé : je suis homosexuelle, m’aimerez-vous encore ? » Réponse : une étreinte divine, une explosion de joie, puis ce message, avec un accent du Sud et un rire : « Tu es mon enfant. Je t’aime. Je t’aime. Je t’aime. » Puis : « Va les chercher ! », comme un coach renvoyant un joueur sur le terrain.

Ce genre de témoignage casse une bonne fois pour toutes le mythe des “barrières à l’amour divin”. Spoiler : il n’y en a pas.

Bref, l’amour divin ne trie pas à l’entrée.

Déclaration universelle : l’amour est inconditionnel

Les Emistes qui ont rédigé la Déclaration d’Amsterdam ont martelé ce point pour nous aider à l’intégrer : « L’amour est l’essence de l’univers… Et inconditionnel veut vraiment dire inconditionnel. Aucune condition n’y est liée. »

Oui, aucune. Même pas celle à laquelle tu penses là tout de suite.

Et maintenant… ose t’aimer

Le véritable amour n’exclut aucune part de toi. Il est déjà là, en toi, autour de toi, et il attend juste que tu baisses un peu la garde.

Aime ta lumière. Aime ton ombre. Toutes les parts de toi méritent leur place au soleil.

Pour aller plus loin, voir aussi l’article Aimez-vous inconditionnellement. Vraiment.

Et la Déclaration d’Amsterdam